Kinshasa – Infrastructures : Le ministre provincial Alain Tshilungu répond aux questions d’actualité sur les démolitions des constructions anarchiques
Kinshasa, 03 juin 2025 – Le ministre provincial des Infrastructures et Travaux publics de la ville de Kinshasa, Alain Tshilungu, a répondu ce mercredi 04 juin 2025 à une question d’actualité qui lui a été adressée par le député provincial Guylain Malamba. L’objectif était d’éclairer la représentation provinciale ainsi que l’opinion nationale sur l’opération de démolition en cours dans la capitale.

Cependant, après les premières réponses du ministre, il a été décidé – conformément au règlement intérieur de l’Assemblée provinciale, qui limite à trois heures la durée des plénières relatives aux questions d’actualité – que la suite de la séance serait renvoyée au mercredi 11 juin 2025. À cette date, le ministre devra répondre aux nombreuses préoccupations soulevées par les élus.
Le député provincial Guylain Malamba a souhaité obtenir davantage de précisions sur ce dossier d’intérêt capital pour les Kinoises et les Kinois. « J’ai résolu de vous adresser cette question d’actualité afin d’obtenir des réponses claires et les garanties nécessaires du gouvernement provincial, pour éviter que la démolition des constructions appartenant à autrui ne devienne un cauchemar judiciaire pour la ville de Kinshasa…», a déclaré le député Guylain Pohungu Malamba.

Dès l’ouverture de la plénière, le président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, a insisté sur la nécessité, pour les députés, de rester concentrés sur le sujet lors des échanges.
Prenant la parole, le ministre provincial Alain Tshilungu a d’abord défini le concept de construction anarchique. Selon lui, il s’agit des édifices ou bâtiments érigés sans respecter les règles de planification urbaine, sans permis de construire, ni normes de sécurité et de qualité. Ces constructions sont souvent en violation des droits de propriété.
Cette situation, a-t-il expliqué, est l’une des causes majeures des inondations récurrentes à Kinshasa. Alain Tshilungu a rappelé les dégâts causés par les pluies depuis 2018, notamment celles d’avril 2025 qui ont fait 70 morts, près de 10 disparus et plus de 150 blessés, selon le rapport présenté lors de la 39ᵉ réunion du Conseil des ministres du gouvernement central, tenue le 11 avril 2025.

Le ministre a pointé du doigt ce qu’il a qualifié d’« urbanisme de la pauvreté », comme étant à la base de cette prolifération de constructions illégales. C’est dans ce contexte que, sur instruction du président Félix Tshisekedi et en collaboration avec le gouvernement central, le gouvernement Bamba – via les ministères provinciaux des Infrastructures et de l’Environnement, a lancé une vaste opération de démolition de toutes les constructions anarchiques.
Cette campagne vise notamment à : Libérer les emprises publiques (caniveaux, rivières, routes) ; Prévenir les catastrophes naturelles et les pertes en vies humaines ; Rétablir l’autorité de l’État en matière d’urbanisme.
Elle repose sur plusieurs textes légaux, notamment : L’Ordonnance-Loi n°73-021 du 20 juillet 1973 portant régime général des biens, régime foncier et immobilier ;L’Arrêté interministériel n°0021 du 29 octobre 1993 ; L’Ordonnance-Loi n°74-148 du 2 juillet 1974 (dite « loi foncière ») ; L’Arrêté interministériel n°0027/CAB/MIN-ETAT/AFF.FONC/ABM/2025 et n°012/CAB/MIN-UH/CMP/MHN/2025 du 27 février 2025 portant création d’un cadre de coordination.
Le ministre Alain Tshilungu a lancé un appel à tous les députés pour une collaboration franche afin de faire de Kinshasa une ville ordonnée, où la vie des citoyens est préservée.
À la suite de son intervention, les députés provinciaux ont formulé plusieurs recommandations, notamment : L’implication des élus des sites concernés avant toute opération de démolition ; L’intensification de la communication et de la sensibilisation des populations ; L’octroi de délais raisonnables avant toute action de démolition.
Un nouveau rendez-vous a été fixé au mercredi 11 juin 2025 pour la poursuite de la plénière, au cours de laquelle le ministre devra répondre aux préoccupations restées en suspens.
Cellcom MINITP-KINSHASA
















