
Campagne de démolition à Kinshasa : la réplique du ministre provincial des ITP, Alain Tshilungu, aux députés de Kinshasa
11 juin 2025 – Après avoir répondu à une question d’actualité du député provincial Guylain Pohungu Malamba, le mercredi 4 juin, au sujet de la campagne de démolition des constructions anarchiques dans la capitale, le ministre provincial des Infrastructures et Travaux publics, Alain Tshilungu, est de nouveau intervenu ce mercredi 11 juin devant l’Assemblée provinciale de Kinshasa.

C’est lors d’une plénière en continuation, présidée par la vice-présidente de l’Assemblée provinciale, Germaine Tshinyama – en l’absence du président Lévi Mbuta, en déplacement – que ce membre de l’équipe du gouverneur Daniel Bamba a répondu aux préoccupations des députés provinciaux. Il est notamment revenu sur la cartographie des zones concernées, la programmation et les perspectives de l’opération, en résumant plus de 40 questions en 10 grandes catégories.
Alain Tshilungu s’est livré à un exercice pédagogique en définissant le concept de construction anarchique. Selon lui, les démolitions dans la ville obéissent à une programmation bien définie.
« les constructions anarchiques sont les constructions qui ne respectent pas les normes urbanistiques. Les constructions inappropriées sont celles qui, architecturalement correctes, mais faites dans des zones non appropriées, non définies. Les opérations de démolitions que nous menons suit un programme spécifique. C’est en fonction des urgences, des impacts environnementaux. C’est sur base de ça que nous avons observé quel était les causes profondes de la détérioration de la voirie et nous avons identifié plusieurs sites. Nous avons priorisé certains pour lesquels on devrait intervenir rapidement pour pouvoir libérer les berges, les lits des rivières, ainsi éviter les inondations», dit le ministre.
Parmi les éléments déclencheurs de cette campagne figure les récentes inondations d’avril dernier, qui ont causé la mort de plus de 60 Kinois. Parmi les quartiers touchés figure Ndanu. Le ministre est catégorique : cette zone est inondable, il faut impérativement délocaliser la population. Et que le projet de construction de la digue le long de la rivière est inefficace.
Les démolitions ont débuté de la gare de Kintambo jusqu’à la baie de Ngaliema, en passant par l’avenue Mapenza et l’avenue de la Paix. Dans le viseur des autorités figurent notamment les alentours de Kintambo Hôpital, le long de la rivière Makelele.
« aujourd’hui les constructions anarchiques sont des causes à 80 % des inondations dans la ville de Kinshasa. Dans notre campagne, présentement nous sommes dans la baie de Ngaliema, mais après nous seront derrière l’hôpital de Kintambo après l’avenue Ndaya. Cette zone là est inondable, depuis plusieurs années et c’est connu. Les conséquences que vous observées aujourd’hui sur l’avenue OUA, c’est parce que la rivière Makelele ne respire plus. »
Les démolitions en cours tirent leur fondement juridique, entre autres, de l’Ordonnance-loi n°73-021 du 20 juillet 1973 portant régime général des biens, régime foncier et immobilier, ainsi que de l’Arrêté interministériel n°0021 du 29 octobre 1993. L’objectif est notamment de libérer les emprises publiques, les berges et les lits des rivières, dans une vision de faire de Kinshasa une ville agréable à vivre, en ligne droit au programme d’action du gouverneur Bamba dénommé « Kinshasa Ezo Bonga ».
Cellecom ITP_Kinshasa



