
Premières retombées positives des Euronds: la ville de Kinshasa obtient la validation des études du projet de l’autoroute du Fleuve

Les lampions se sont refermés, ce vendredi 18 septembre 2026, sur les travaux de l’atelier de validation des études du projet de l’Autoroute du fleuve, une infrastructure ambitieuse qui entend contribuer à transformer durablement le visage et la configuration de la circulation routière à Kinshasa.
Le projet sera notamment financé grâce à l’Eurobond que la République démocratique du Congo a levé sur le marché international, à hauteur de 1,25 milliard de dollars américains. L’Eurobond est un mécanisme de financement international permettant aux États de mobiliser des ressources sur les marchés financiers pour soutenir, entre autres, la réalisation de projets structurants.

C’est le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, qui a procédé à la clôture de ces travaux organisés au Kempinski Fleuve Congo Hôtel, en présence des membres de son gouvernement, les députés provinciaux, le groupement des Bureaux d’étude et les participants aux travaux. À cette occasion, il a salué l’engagement du chef de l’État en faveur de la modernisation de la capitale, ainsi que l’accompagnement du gouvernement central, particulièrement celui du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi.
Pour le ministre provincial des Infrastructures, Travaux publics, Affaires foncières, Urbanisme et Habitat, Alain Tshilungu, l’Autoroute du fleuve n’est pas une infrastructure ordinaire. Conçue comme une voie rapide à quatre bandes, soit deux voies dans chaque sens, elle s’étendra sur un linéaire estimé à 24,5 kilomètres et comprendra notamment des ouvrages de franchissement ferroviaire, des échangeurs ainsi que des ouvrages d’art de grande portée.

« À terme, l’Autoroute du Fleuve doit également contribuer à connecter plusieurs espaces stratégiques de Kinshasa. De Baramoto, pôle industriel et logistique important de Kinshasa-Est, à Ndolo, dont les perspectives de reconversion présentent un potentiel important en matière d’aménagement et d’inter-modalité. Du corridor Pont Cabu – Limete – Gombe, qui concentre d’importantes activités économiques, financières, administratives et diplomatiques, jusqu’à l’aéroport international de N’djili, porte d’entrée majeure de notre capitale », déclaré le Ministre provincial des ITP Alain Tshilungu.
Après quatre jours de travaux, le consortium des bureaux d’études a pu apporter des réponses à plus de 185 recommandations et observations formulées par les différentes commissions, selon le secrétariat technique de l’atelier.
Un résultat qui témoigne de l’importance accordée à cette phase de validation des études avant le passage aux prochaines étapes de mise en œuvre du projet.

« Ces chiffres parlent d’eux-mêmes. Ils témoignent de la profondeur de l’examen réalisé. Ils démontrent que les commissions ont pleinement joué leur rôle. Et ils montrent surtout que nous avons voulu privilégier la qualité du projet plutôt que la précipitation. Au terme de ces travaux, les participants ont pris acte des études sous réserve de la prise en compte des observations et recommandations formulées au cours de l’atelier. Cette précision est essentielle : Il ne s’agit pas, aujourd’hui, de considérer que toutes les étapes techniques sont définitivement achevées. Il s’agit plutôt de constater que nous avons franchi une étape importante dans le processus de consolidation des études », a ajouté le Ministre Tshilungu.
La clôture de l’atelier de validation des études du projet de l’Autoroute du fleuve ne constitue donc pas une fin en soi. Elle marque plutôt une étape importante vers la matérialisation de cette initiative portée par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, dans le cadre de ses six engagements, avec les infrastructures placées au cœur de la stratégie de développement socioéconomique de la République démocratique du Congo.
À Kinshasa, l’Autoroute du fleuve se présente ainsi comme l’un des projets structurants appelés à accompagner la modernisation du réseau routier et l’amélioration de la mobilité dans la capitale congolaise.



